• Il est tard... J'ai vraiment pas envie de dormir. Tout se bouscule dans ma tête. Mes pensées sont troublées par mes souvenirs. Il m'est impossible d'ignorer, d'oublier. Je regarde mon téléphone, plus de batterie bien sûr... J'avais omis ce détail. Qu'est ce que je peux y faire? Rien. J'ai seulement le cœur qui me sert. Je suis chamboulé voilà tout. C'est ça, chamboulé, c'est le terme exact. Et puis mince, je n'en sais rien...

    Tout me paraît vide. Je n'ai plus l'impression d'avoir vraiment notion de ce qui ce passe autour. C'est comme si je m'étais renfermé dans une bulle. Je suis vraiment seul et isolé. J'ai seulement ces idées dans ma tête, qui passent en boucle. C'est quoi cette situation, hein? Vous y trouvez de la logique vous? Bien sûr que non, vous ne savez rien! Rien du tout d'ailleurs! Et c'est peut-être pour cela que je suis seul, seul à supporter cette émotion que je redoutais tant... Ça m'énerve et je n'y peux rien. Ça ne s'arrête pas, ça continue, ça trotte dans ma tête depuis un moment. J'aimerais en parler mais j'ai peur, voyez-vous? Si j'en parlais... Si j'en parlais, Dieu seul sait ce que l'on me répondrait! Et cette idée me terrifie! J'ai seulement peur de la réponse, voilà tout. Peur que l'on me juge par la suite, que l'on se moque. Donc je garde tout. Et ce manège continue. Un tour gratuit de plus! Enfin... Pas si gratuit que ça, du moins dans le sens morale... Je paye cher je trouve! C'est pas agréable de devoirs tout garder pour sois... Mais je n'ai pas le choix. Du moins je ne me l'accorde pas.

    J'ai mon ventre qui me fait souffrir, j'ai la tête qui tourne. Je me lève pour prendre un verre... D'eau bien-sûr! Je déteste ce fichu médecin qui a décrété que je devais ralentir ma consommation de sucre! C'est une torture je trouve! Enfin bref, je prend ce verre d'eau... Une eau fraîche, d'une bouteille mise au frigo. Ma mère est passé par là... Ça se voit! Ma vaisselle est faite, j'ai des plats tout prêts sur le plan de travail. Ma chère petite maman... C'est sûrement à elle que j'aurais le plus de mal à avoué... Ça me faire mal de lui cacher... Elle qui me dis toujours tout, elle qui ne me cache rien, elle qui me prépare chaque semaine des plats alors que j'ai quitté le foyer (cocon) familial pour mes études. J'ai mon coeur qui se sert encore. Plus fort cette fois-ci. Je suis à la limite de mes forces je crois... J'ai envie de vomir. C'est un goût amer que j'ai. Je reprend un verre pour me calmer. Rien à faire.

    Tout ce mélange encore dans ma tête, j'ai une migraine pas possible. Je retourne péniblement à ma chambre m'effondrer sur mon lit. Je saisi mon oreiller et me blotti contre. Tiens? L'odeur y est encore... Cette odeur qui m'enivre tant. Je l'aime. C'est tout ce que je peux dire... C'est un parfum plutôt doux, ce qui surprend bien de monde. C'est comme si celle-ci s'agrippait au tissus pour me remémorer les souvenirs que je tente d'effacer... Ceux qui me chamboulent... J'en peux plus. Je vais craquer... Je ne veux pas. Mais c'est plus fort que moi, je m'effondre en larme, encore. Pourquoi la vie s'acharne sur moi? N'ai je point respecté toutes les consignes de ce jeu auquel je suis obligé de participer? Oui un jeu... Un jeu sadique (pervers) qui ne te laisse pas le temps de réfléchir... Un jeu où la seule fin ne peut se définir qu'une fois la mort venue. Oui la mort. C'est le but du jeu. Enfin... Je veux dire que c'est plutôt la seule fin du jeu disponible à nous autres. Cette dernière case sur le plateau ?? sur lequel je me déplace avec peine... Je ne veux pas l'atteindre. C'est pourtant le sens du jeu, non? Et bien je ne veux plus... Du moins plus maintenant! Mon parcours n'est pas celui que je voulais! Et je refuse de quitter le jeux sans avoir accompli ce chemin sur le plateau. Mais le problème c'est qu'il y a des chaînes, des chaînes qui m'entrave la possibilité. Des chaines solides... Qui fragilises mon être.

    J'en ai assez. Assez de me parler à moi même, assez de vous parler. Je parle à qui d'ailleurs? C'est quoi cette histoire? Je souhaitais seulement avancer, avec une vie heureuse tranquille, sauf que mon coeur en a choisi autrement apparemment! C'est injuste que l'existence des êtres soit régit par une certaine politique, par une certaine convention. Mais je m'aperçois que au fil de ce jeu, les conditions changes... Légèrement du moins. Pour seulement une partit des joueurs. Je m'égare vous ne trouvez pas? J'en oublierais presque mes maux. Sauf que voilà... Tout garder pour sois... Je l'ai déjà dis que ça faisait mal? J'oubli facilement ce genre de détail à vrai dire... Mais bon, vu que vous m'écoutez depuis tout ce temps... Je trouve une sorte de réconfort. Je ne suis pas idiot, je ne me fait plus d'illusions à votre sujet. Vous êtes gentils, vous avez un cœur qui est près à soutenir les personnes comme moi... Ça me fait plaisir... Je m'excuse de m'être emporté au début. Je ne pouvais pas deviner que vous seriez aussi compatissent. Vous avez ressentit un peu de pitié? De compassion? Ça me fait tout drôle maintenant! J'ai envie de le dire... À vous déjà, ça me servirais de début, d'encouragement. Merci. Je vais grâce à vous pouvoir m'alléger ce fardeau. Bien... Faut que je me lance... Pour que cela change enfin... Je suis peut-être fin près à l'annoncer. À m'en libérer. Me libérer de ce secret. Je suis près à partager ces quelques mots, pourvu d'un sens lourd moralement. Bien... Je suis en réalité: amoureux. Oui seulement amoureux. Fou amoureux je pourrais même dire! Mais pas de n'importe qui, à ça non. C'est une personne des plus importantes pour moi. Mais... Si je ne vous disiez que ça vous ne comprendriez pas tout... Donc je vais finir ce récit, par seulement quelques mots pourvus d'un sens et d'un impact considérable.

     

    Merci à vous et votre soutiens. Mon seul problème, si s'en est un, est que... J'aime cette personne depuis ma tendre enfance. J'aime et couche avec mon meilleur ami. Nous sommes amants.

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  •        Le souvenir m'est encore frais. Je revois encore et encore la même scène.

           Je frissonne. Cette sensation de froideur me parcoure l'échine, elle me fige. Je ne vois plus rien du tout, même pas ce qui m'entoure. Soudain, la porte qui semblait se trouver à ma droite s'ouvrit, laissant un peu de lumière entrer dans la pièce. Deux jeunes personnes entrent dans la salle. Vêtues de bleu, une matraque à la main: des policiers. Enfin, c'est ce qu'il m'a semblé bien qu'ils n'aient pas de plaque. La fille recule, la main devant la bouche, effrayée. Le garçon s’élance rapidement à travers la pièce. Ils ne m'ont pas tout de suite vu. Je me redresse et regarde ce qui provoque leur réaction... Horreur. Là, au fond de la pièce, ce que je n'oublierai jamais. Une fillette, ou plutôt le cadavre d'une enfant. Elle est là, à moitié égorgée. Ses vêtements sont déchirés, imbibés de sang. Elle est figée, le temps s'est arrêter pour elle. Merde! Je le rejoins pour lui venir en aide et comprendre, et là... Le jeune se jette sur moi et m'immobilise. «Plus un geste» m'a-t-il crié. Étrangement, je ne cherche pas à lutter, je n'en ai aucune raison de tout façon. Je suis innocent et je le sais. Il me fait m'asseoir dans une seconde pièce. La fille fut chargée de me ligoter avec des draps. La mince affaire! Je me souviens… Qu'ils me harcèlent de questions, d'explications. Mais je ne réponds rien. J'en suis incapable. Je me pose moi même ces réflexions. Pourquoi je ne me souviens de rien? Et eux, qui continuent de brailler et qui commencent à me faire violence... Ça ne m'aide pas. Et de plus, je ne ressens pas la moindre douleur.

           Ça fait maintenant près d'un quart d'heure que ça dure. Ils finissent par s'arrêter, la fille sans doute épuisée, se dirige dans une pièce voisine. Le garçon, lui, probablement agacé, se rend dans le couloir. Peu de temps après, j'entends le son des portes qu'il cogne, sur lesquelles il s'acharne. Je l'entends encore. Ça ne s'ouvre pas? Je comprend assez vite que ce n'est pas qu'une simple porte qui est fermée. On est captifs. Oui comme dans les films de frissons et policiers. Mais là c'est réel, ça l'est encore pour moi!

           Le jeune semble râler et continue de taper les portes du couloirs. Il fait aussi des aller-retours, injuriant le monde. La fille quant-à-elle vient me rejoindre avec une autre chaise. Elle s'assoit en face de moi et me parle plus calmement en me demandant si je me sens bien. J’essaye de parler mais rien ne sort. Alors, je hoche simplement la tête pour me faire comprendre. Elle me pose ensuite une question afin de savoir si je suis muet... Je sens les larmes me couler encore sur les joues. Oui… Je ne sais pas comment cela s'est produit mais je suis muet ! La « policière » compris. Et me réclama tout de même de lui donner la moindre informations sur la fillette… Je ne sais rien, je croyais m'être fait comprendre, non ? Elle soupire, me fixe et tend une main vers mon visage. « Tu ne sais donc rien ? Tu es si innocent... » Pendant un instant je crois la voir sourire. Mais je n'en suis pas certain. Elle finit par se lever et partit en écartant sa chaise de la mienne.

           Quelques minutes passent… Personne ne revient et je n'entends plus un son. Qu'est ce qu'ils font? Je ne le saurais jamais bien-sûr. Je finis enfin par décider d'agir. Je fais basculer ma chaise sur le côté et tente de me libérer des liens. J'y parviens assez rapidement. Je me lève doucement en essayant de ne faire pas un bruit. Je sors de la pièce, le couloir est sombre, mal éclairé. Je m'avance au travers de celui-ci et remarque plusieurs portes détruites. Je m'approche pour regarder. Ça semble être les portes enfoncées par le jeune. Même si je trouve étrange cette quantité de poussière sur les débris. Toujours aucune trace d'eux et cette ambiance me glace le sang. Je reviens sur mes pas et pénètre dans la pièce de mon « réveil ». Je vais au fond, afin de voir le corps de l'enfant. Elle y est encore je crois... Mais en me rapprochant je ne vois qu'un mannequin. Où est-elle passée ? Ce n'est pas comme si elle pouvait se déplacer seule !

           Je fouille partout les moindres recoins de la pièce et pas une trace de sang, pas une trace de puanteur de chair putréfiée, plus aucune trace d'elle. Les policiers non-plus d'ailleurs, plus une nouvelle depuis ! J’entends brusquement une détonation venant du couloir. Un explosif ? Je me cache dans un coin de la salle. L'électricité a disjoncté. Je me retrouve complètement dans le noir de nouveau. Je suis recroquevillé dans un angle, proche d'une armoire. Bon sang, mais qu'est ce qu'il se passe ?!

           J'entends mal… Il me semble que des pas se rapprochent. J'ai l'impression que mon cœur va rompre! J'ai vraiment peur ! C'est tout proche. Devant la porte. Je m'arrête de respirer. Je sens de la sueur froide me couler le long du cou et du dos. Je ferme les yeux, espérant être mieux caché… J'entends finalement des paroles, plusieurs personnes arrivent dans ma salle. J'entrouvre les yeux, et perçois une lueur traverser la pénombre. Une lampe torche m'éclaire. La personne la tenant se rapproche de moi, suivit d'un pompier. Je me sens tomber. Ils m'aident pourtant à me relever… Ils me font sortir de la salle. Ils me servent d'appui. Je marche à leurs côtés, tout en regardant autour de nous. En quittant la salle je regarde mieux le mannequin et je m'aperçois qu'il ressemble à la fillette ! Plus loin, après une grande porte du couloir que l'on traverse, je m'aperçois que le jeune policier est étendu sur le sol. Une équipe médico-légale est regroupée autour de lui. Il est sur le sentier de la mort, il perd beaucoup de sang.

           Tout se trouble dans ma tête, j'ai mal. C'est quoi cette folie ? Je ne comprend toujours rien. Une fois dehors je fronce les sourcils et plisse les yeux, les rayons du soleil me brûlent la vue. Quand ils me font m’asseoir je vois une voiture de police… La jeune femme a les mains dans le dos, menottée.

           Suite à cela j'ai vu plusieurs psychologues. J'ai suivis des examens. Et enfin maintenant je retrouve ma lucidité. J'ai appris que mes ravisseurs étaient un couple de comédiens, qui avaient cherché à monter leur propre pièce de théâtre. Et ce à l'aide d'un cobaye. Et ce fut moi. Après un désaccord, la jeune femme avait poignardé l'homme avec un débris de porte. J'étais renfermé dans un ancien bâtiment désaffecté et j'y avait séjourné bien une semaine, mais je ne me souviens de rien d'autre. Et je ressens encore tout, comme si cela se reproduisait encore et encore.

     

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    Voilà, voilà! Ce texte, je l'ai écrit à l'occasion d'un événement sur les polards et le vin (sur Lunel), puis je n'ai pas gagné de prix, malheureusement... Cela m'a pas mal démoralisée, j'avais peur qu'il n'ait pas plu... MAIS! Durant la dernière semaine de cours (fin mai- début juin), ma mère a reçu un mail du CDI de mon lycée, avec une feuille d'accord pour donner le droit de publication/distribution dans le Florilège (livre qui rassemble des écrits de collégiens, de lycéens et plus âgés!), si il advenait que je sois sélectionnée! Je suis ravie qu'il est plus aux documentalistes de mon CDI, ça m'a redonné confiance! >w<

    Donc c'est décidé! Je vais tout faire pour écrire de mieux en mieux! *motivée*

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    Un avis de votre part me ferait encore plus plaisir, qu'il soit positif ou négatif! ^w^ (n'hésitez donc pas, hein!) 

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